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Que dit la loi ?

 

LOI n° 96-1236 du 30 décembre 1996 sur l’air et l’utilisation rationnelle de l’énergie

Textes généraux

NORM :ENVX9500163L

 

 

TITRE 1ER   

SURVEILLANCE, INFORMATION, OBJECTIFS DE QUALITÉ DE L’AIR , SEUILS D’ALERTE ET VALEURS LIMITES  


 

Art 3. 

L’État assure, avec le concours des collectivités territoriales dans le respect de leur libre administration et des principes de la décentralisation, la surveillance de la qualité de l’air et de ses effets sur la santé et sur l’environnement. Il confie à l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie la coordination technique de la surveillance de la qualité de l’air. Des objectifs de qualité de l’air, des seuils d’alerte et des valeurs limites sont fixés, après avis du Conseil supérieur d’hygiène publique de France, en conformité avec ceux définis par l’Union européenne ou, à défaut, par l’Organisation Mondiale de la Santé. Ces objectifs, seuils d’alerte et valeurs limites sont régulièrement réévalués pour prendre en compte les résultats des études médicales et épidémiologiques.

Au sens de la présente loi, on entend par :

- objectif de qualité, un niveau de concentration de substances polluantes dans l’atmosphères, fixé sur la base des connaissances scientifique, dans le but d’éviter, de prévenir ou de réduire les effets nocifs de ces substances pour la santé humaine ou pour l’environnement, à atteindre dans une période donnée ;

- seuil d’alerte, un niveau de concentration de substances polluantes dans l’atmosphère au-delà duquel une exposition de courte durée présente un risque pour la santé humaine ou de dégradation de l’environnement à partir duquel des mesures d’urgences doivent être prises ; 

- valeur limite, un niveau maximal de concentration de substance polluantes dans l’atmosphère, fixé sur la base des connaissances scientifiques, dans le but d’éviter, de prévenir ou de réduire les effets nocifs de ces substances pour la santé humaine ou pour l’environnement.

Les substances dont le rejet dans l’atmosphère peut contribuer à une dégradation de la qualité de l’air au regard des objectifs mentionnés au premier alinéa sont surveillées, notamment par l’observation de l’évolution des paramètres propres à révéler l’existence d’une telle dégradation. Les paramètres de santé publique susceptible d’être affectés par l’évolution de la qualité de l’air sont également surveillés. 

Un dispositif de surveillance de la qualité de l’air et des ses effets sur la santé et sur l’environnement sera mis en place au plus tard : pour le 1er janvier 1997 dans les agglomérations de plus de 250 000 habitants, pour le 1er janvier 1998 pour les agglomérations de plus de 100 00 habitants, et pour le 1er janvier 2000 pour l’ensemble du territoire national. Les modalités de surveillance sont adaptées aux besoins de chaque zone intéressée. 

Un décret fixe les objectifs de la qualité de l’air, les seuils d’alerte et les valeurs limites ainsi que la liste des substances mentionnées au sixième alinéa. La liste et la carte des communes incluse dans les agglomérations de plus de 250 000 habitants ainsi que dans les agglomérations comprises entre 100 000 et 250 000 habitants sont annexées à ce décret. 

Dans chaque régions, et dans la collectivité territoriale de Corse, l’État confie la mise en œuvre de cette surveillance à un ou des organismes agréés. Ceux-ci associent, de façon équilibrée, des représentant de l’État et de l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie, des collectivités territoriales, des représentants des diverses activités contribuant à l’émission des substances surveillées, des associations agréées de protection de l’environnement, des associations agréées de consommateur et, le cas échéant, faisant parti du même collège que les associations, des personnalités qualifiées. Les modalités d’application du présent alinéa sont définies par un décret en Conseil d’État. 

Les matériels de mesure de la qualités de l’air et de mesure des rejets de substances dans l’atmosphère, ainsi que les laboratoires qui effectuent des analyses et contrôles d’émissions polluantes, sont soumis à agrément de l’autorité administrative. Celle-ci détermine les méthodes de mesure et les critères d’emplacement des matériels utilisés. 

Les agréments délivrés en application du présent article peuvent être retirés lorsque les organismes et laboratoires ainsi que les matériels de mesure ne satisferont plus aux conditions qui ont conduit à les délivrer.

Art. 4. 

- Le droit à l’information sur la qualité de l’air et ses effets sur la santé et sur l’environnement est reconnu à chacun sur l’ensemble du territoire. L’État est le garant de l’exercice de ce droit, de la fiabilité de l’information et de sa diffusion. Ce droit s’exerce selon les modalités définies au présent article. 

Sans préjudice des dispositions de la loi n° 78-753 du 17 juillet 1978 portant diverses mesures d’amélioration des relations entre l’administration et le public et diverses dispositions d’ordre administratif, social et fiscal, les résultats d’études épidémiologiques liées à la pollution atmosphérique, les résultats d’études sur l’environnement liées à la pollution atmosphérique ainsi que les informations et prévisions relatives à la surveillance de la qualité de l’air, aux émissions dans l’atmosphère et aux consommations d’énergie font l’objet d’une publication périodique qui peut être confié, pour leur zone de compétence, aux organismes agréés mentionnés à l’article 3. 

L’État publie chaque année un inventaire des émissions des substances polluantes et un inventaire des consommation d’énergie. Il publie également un rapport sur la qualité de l’air, son évolution possible et ses effets sur la santé et l’environnement. L’inventaire des émissions des substances polluantes et le rapport sur la qualité de l’air, son évolution possible et ses effets sur la santé et l’environnement sont soumis à l’avis du Conseil supérieur d’hygiène publique de France. 

Lorsque les objectifs de qualité de l’air ne sont pas atteints ou lorsque les seuils d’alerte et valeurs limites mentionnés à l’article 3 sont dépassés ou risquent de l’être, le public en est immédiatement informé par l’autorité administrative compétente. Cette information porte également sue les valeurs mesurées, les conseils aux populations concernées et les dispositions réglementaires arrêtées. L’autorité administrative compétente peut déléguer la mise en œuvre de cette information aux organismes agréés prévus à l’article 3.